Les porteurs d'ombre - Mimésis et modernité

Auteurs :

Editeur :

  • Belin

Collection :

28,20

Les porteurs d'ombre - Mimésis et modernité

Acheter

28,2028,20
Retour en haut

Informations sur l’ouvrage

« Les porteurs d'ombre travaillent dans l'infra-mince » : telle est l'énigmatique définition que Marcel Duchamp donnait de l'activité artistique L'ombre dont il est ici question est de celles qui s'opposent aux Lumières c'est-à-dire qu'elle tombe depuis la pointe de l'archaïque et l'art qui est pris dans son cône s'affranchit du cadre de la modernité Les porteurs d'ombre - entendons les artistes - ne sont pas des fabricants ou des producteurs (qui feraient de l'art) mais des travailleurs qui font dans l'art (comme on fait dans la dentelle) Cette immersion qui définit plaisamment leur activité invalide du même coup une approche strictement esthétique de ses résultats et renvoie bien plutôt à l'anthropologie en tant qu'elle s'intéresse aux pratiques symboliques L'infra-mince est un néologisme qui relève d'un humour typiquement nominaliste : il suggère que l'art construit sa poétique à partir de la coupure entre les mots et les choses Mais la définition a surtout valeur d'explication : elle nous dit que l'ombre et l'infra-mince sont portés par le même pli (on travaille dans l'infra-mince parce qu'on est porteur d'ombre et vice-versa) Catherine Perret nomme ce pli mimésis En s'engageant ici dans une généalogie de la mimésis moderne depuis Velazquez et Descartes jusqu'à l'art contemporain elle dessine les contours des ombres que l'art fait tomber sur l'époque au moment où ses objets perdent leur aura

  • 320 Pages
  • 28,20 €
  • ISBN : 978-2-7011-3048-4
  • Date de parution : 14/01/2002
  • Dimensions : 13.5x21.5 cm
  • Format : Broché
  • Impression : Noir et blanc
En savoir +

Auteurs

Auteurs :

Catherine Perret est maître de conférences au département de philosophie de l'Université de Paris X Nanterre échos des médias Aujourd’hui Poème Mars 2002 […] L’auteur démontre que les œuvres contemporaines les plus inattendues répondent à une idée de la représentation dont elle remonte le fil jusqu’au XVIIe siècle